ECOLE SOCLE DE NOTRE REPUBLIQUE

Bien entendu, dans un État de droit, on soutient les forces de l’ordre dont la mission est de garantir la liberté et la sécurité de tous les citoyens quelles que soient leurs origines, croyances et opinions politiques. C’est la République qui repose sur notre constitution.

Ensuite, tout ne peut être communication. Certes, elle est importante notamment pour relayer les intentions, mais elle n’est pas suffisante.

Les coups de menton n’ont qu’une durée limitée et une démocratie ne peut se satisfaire d’une répression, nécessaire sur le court terme, pour répondre à des exactions. Une démocratie ne peut aspirer à un État policier, nous en connaissons tous les dérives et sa finalité.

La réflexion aujourd’hui doit être tout autre. Notre société a évolué et une évolution n’est pas toujours positive, contrairement à ce que l’on aimerait croire.

Retrouver la sérénité dans notre pays est une nécessité car son absence nuit toujours et inexorablement, aux populations les plus démunies et défavorisées.

Notre démocratie est vieillissante et il devient de plus en plus urgent de la faire évoluer positivement vers une déoratie moderne.

Nous devons nous interroger sur les territoires, la mixité sociale, l’entre soi qui nuit à la cohésion sociale.

Retravailler l’urbanisme pour créer cette mixité sociale, redonner vie à nos quartiers et nos villes et soutenir le monde associatif pour alimenter cette cohésion sociale, tout simplement le vivre ensemble.

Tout cela ne se fera pas sans changer en profondeur certains équilibres politiques, économiques et sociaux. Tout citoyen doit trouver sa place dans notre société et surtout, il doit pouvoir y vivre dans la dignité.

L’Ecole est bien entendu le socle de notre République, il est temps de lui laisser du temps pour ancrer les apprentissages nécessaires à notre temps, notamment des apprentissages citoyens, eco-citoyens. Elle doit pouvoir le faire au-delà du temps politique qui est toujours plus court que le temps pédagogique sans cesse bouleversé au gré des changements de majorité.

L’Ecole n’est pas le maillon faible de notre société, on ne lui laisse pas le temps de s’adapter et c’est pour moi, le premier problème de notre société.

Une société instruite et cultivée est une société qui réfléchit et pense, une société altruiste et bienveillante qui constitue alors une démocratie moderne et ouverte au monde.

Il est plus que temps de revoir notre Sysème éducatif pour lutter contre tous types de discriminations, il est temps de le stabiliser pour former les générations futures et enfin retrouver un dialogue serein et positif dans notre pays.

JEAN WILLIAMS SEMERARO

EDUCATION PRIORITAIRE

Nous pouvons nous féliciter de la nomination de Sarah et Nathalie, respectivement, secrétaires d’Etat à la Jeunesse et l’engagement et à l’éducation prioritaire, auprès du ministre de l’Education nationale, de la Jeunesse et des Sports.

Ces nominations interviennent dans des domaines qui posent clairement la question de la mixité sociale dans notre pays, le socle de la cohésion sociale et de notre démocratie vieillissante. L’évolution vers une démocratie moderne demande plus que la création de deux secrétariat d’Etat, certainement un ministère à la mixité sociale, associé à un commissariat au plan, permettrait d’ouvrir le champ des possibles et nous fixerait un cap à court et moyen termes pour un véritable changement de société, une réelle transition pas seulement écologique.

La question que nous devons nous poser est bien  celle de savoir, ce que nous démocrates, attachés à une société plus juste, souhaitons voir évoluer pour que l’homme soit réellement au centre de nos projets et décisions.

Tout d’abord, la Jeunesse et l’Engagement.

Quand on observe la vie politique de notre pays, force et de constater un certain désenchantement de la vie politique qui se traduit également dans les urnes, par de fortes abstentions lors des divers scrutins. Cela interroge quand on observe que la plus grande part des électeurs sont des séniors, nous indiquant de fait que les jeunes participent très peu à la vie civique. Les causes sont-elles l’Ecole, l’éducation, la transmission de valeurs au sein des familles ? La question mérite d’être abordée d’autant plus que depuis une trentaine d’année, nous pouvons noter un désintérêt de l’investissement citoyens à tous les niveaux qu’ils soient associatifs, syndicaux et politiques. Certes les structures demeurent, mais que représentent-elles si ce ne sont des individus, des personnalités qui trouvent là un champ pour s’exprimer. Mais c’est insuffisant pour maintenir une cohésion sociale, bien mise à mal par des groupuscules actifs qui pourraient nous laisser croire que notre démocratie ne suffit plus à garantir la justice, l’égalité et l’équité. Probablement est-ce le cas. Quand des milliers de manifestants perturbent la vie de nos concitoyens, tous les samedis et que ces manifestations dérapent vers de violences inadmissibles, nous sommes confrontés à une difficulté majeure, celle du dialogue et surtout de pouvoir trouver des responsables avec qui débattre.

La vie associative est certes développée en France, mais qui concerne t’elle ? Au cours de ces trente dernières années, nous avons pu mesurer une influence moindre des fédérations de Jeunesse et d’éducation populaire dans l’éducation. Et c’est là que nous rejoignons tout simplement l’éducation. Il y a encore quelques décennies, les enseignants étaient investis au sein de ces associations qui apportaient également une plus-value pédagogique. Ces enseignants encadraient les colonies d vacances et centre aérés, pendant leurs congés et de fait, avaient une autre approche de l’enfant que celle de l’élève.

Aujourd’hui, nous pouvons donner un nouveau souffle à ces fédérations et associations complémentaires de l’école qui nous permettraient de développer des alliances éducatives avec pour objectifs premier, celui de la formation citoyenne des jeunes générations dans un premier temps. Dans un second temps, en rassurant ces structures associatives sur leur avenir, nous pourrions développer des politiques à plus long terme pour soutenir les projet péri-éducatif sur l’ensemble du territoire et pas seulement dans les quartiers relevant de la politique de la ville.

La transition se fait tout naturellement avec l’éducation prioritaire.

Pourquoi une éducation prioritaire ?

Avons-nous besoin d’une éducation prioritaire ?  Est-ce démocratique de cibler des quartiers ou des territoires qui méritent une discrimination positive pour lutter contre des inégalités sociales et culturelles. Ne créons-nous pas, par cette politique, une stigmatisation de certaines populations ?

L’éducation prioritaire, développée par le ministre SAVARY dan les années 80’s, était certes une politique généreuse, mais nous savons tous que toutes mesures censées être positives, ont toujours des contre-parties qui les pervertissent.

En l’état actuel de notre société, il convient de donner des moyens pour limiter et réduire les inégalités liées aux territoires et aux origines, nous avons peu de solutions, toutes choses égales par ailleurs.

Notre urbanisation, le développement de nos cités et l’évolution des territoires ruraux ont malheureusement conduit à renforcer l’entre soi, mais aussi incité à de nouvelles formes de communautarismes. La mixité sociale est en souffrance dans notre pays et la cohésion, indispensable pour le maintien des équilibres sociaux est économiques, bien mise à mal.

En renforçant les moyens dévolus à l’éducation prioritaire, nous ne réglons pas la question de fond qui est celle de la mixité sociale.

Toutes choses égales par ailleurs.

C’est probablement sur le « toutes choses égales par ailleurs » que pêche notre démocratie aujourd’hui. En toute bonne foi, nous voulons faire évoluer notre société, donner plus à ceux qui ont moins, mais « toutes choses égales par ailleurs ». Inutile de préciser que si nous ne changeons pas certains équilibres économiques, politiques et sociaux, les solutions que nous envisageons, n’ont qu’un effet palliatif et temporaire.

La crise sanitaire que nous connaissons où de nombreux équilibres se sont rompus et malheureusement d’autres suivront, constitue probablement une opportunité politique pour engager un changement qui nous conduirait vers une démocratie moderne adaptée à notre temps, pour préserver l’avenir des générations futures.

Les grands changements se font dans l’histoire de l’homme, par des révolutions qui sont la plupart du temps violentes, mais permettent une régulation des rapports entre les individus et les politiques ensuite mises en oeuvre.

La crise sanitaire a été et est encore, d’une rare violence et nous devons nous saisir de la période actuelle pour engager des transitions indispensables à notre société, à notre démocratie.

Nous sommes tous convaincu que la transition écologique est un enjeu primordial pour nos sociétés des XXI’s, mais nous devons la porter avec une transition politique, économique et sociale. Nous en avons la responsabilité, à nous d’agir pour que le « Monde d’après » privilégie l’humain dans un environnement préservé.

Jean Williams SEMERARO

Délégué départemental du MODEM 43