Quand PEKIN punit …

Quand Pékin punit les pays les plus courageux….

Un bulletin éditorial de l’agence Bloomberg en date du mardi 12 mai 2020.

Le gouvernement australien avait eu très récemment le courage de monter le premier au créneau pour exiger publiquement de Pékin une enquête internationale (hors  cette OMS très déconsidérée) sur l’origine de la pandémie. Ni le Royaume Uni, ni l’Union Européenne ne l’ont suivi tandis que Trump, une fois encore, n’allait pas au bout de sa démarche.

Le gouvernement australien s’est donc retrouvé isolé face à Pékin. Résultat : le Parti Communiste Chinois (PCC) se permet aujourd’hui de lui administrer « une leçon », à lui ainsi qu’aux gouvernements des pays qui sont encore un tant soit peu souverains : « Ne vous aventurez surtout pas à défier notre Empire sur quelque sujet que ce soit, nous avons toutes sortes de représailles sous la main pour vous punir ».

Ce n’est donc pas parce que l’opinion publique occidentale commence enfin à se retourner contre le Parti Communiste Chinois que mécaniquement, celui-ci va interrompre sa marche à l’hégémonie. Si Pékin voit diminuer son softpower, peu lui chaut, il dispose d’un hardpower qui est redoutable et qu’il est bien décidé à utiliser à ce stade de sa stratégie.

Et seule une alliance, solide et explicite, des pays démocratiques accompagnée d’institutions (nouvelles ou renouvelées : OTAN, G7…) de coopération entre eux pourrait venir à bout de la stratégie du PCC, particulièrement dans la phase, franchement agressive, dans laquelle celui-ci s’inscrit depuis janvier 2020 et le début de la pandémie à Wuhan.

Publié par Agence Bloomberg.

Auteur/autrice : JMPAURA

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